InterViews Exclusif De Shawn Michaels Suite à sa Retraite

Apres environ deux mois sans le HeartBreak Kid:Shawn Michaels, il nous raconte lui meme sa vie, de sa naissance a Wrestelmania XXVI en passant par le Survivor Serie 1997 célebre sous le nom de Montreal Screwjob.

Je vais vous donner un show comme vous n'en avez jamais vu. Pourquoi? Parce que je le peux.
Shawn Michaels

 

Elle s'appelle Sarah-Gatina, et elle possčde le don d'empathie. Notre égérie a, l'espace d'une hagiographie, délaissé son bien-aimé Chris Jericho pour se glisser dans la peau du Briseur des Cśurs, dont elle nous narre ici, ŕ la premičre personne, comme une confession, l'édifiante histoire.

 

 


C'est ce qu'on appelle une consécration.

 

 

La vie et l'śuvre de Shawn Michaels

 

Je m'appelle Michael Shawn Hickenbottom, né le 22 juillet 1965 ŕ Chandler, dans l'Arizona. Pas de grands souvenirs, papa était militaire et la famille, ŕ savoir maman, mes trois frangins aînés et moi, le suivait dans ses affectations de par l'Amérique, voire outre-Atlantique, en Angleterre. C'est vers l'âge de douze ans que je commence ŕ m'intéresser au catch, męme si mes parents essaient de m'en dissuader. Peine perdue: déjŕ trčs jeune, je sais que je voulais devenir catcheur. J'achčte des magazines spécialisés, je me mets devant mon miroir et j'imite mon héros, Ric Flair. Wooo.

 

 


Heureusement que maman a des robes de chambre ressemblantes.

 

 

Mes parents ne prennent pas cela au sérieux. Une fois le bac en poche, il faut aller ŕ la fac, qu'ils disent. Bon fils, c'est ce que je fais.
Cependant, aprčs deux semestres, je vais voir papa et je lui dis qu'il a assez gaspillé son argent. Je le supplie de me laisser essayer le catch. Heureusement pour vous, pour nous, pour moi il accepte. Il m'accompagne męme le jour oů et je suis présenté ŕ l'ancien catcheur mexicain José Lothario, qui devient mon premier entraîneur. José m'enseigne les vieilles méthodes. Aprčs deux mois, il juge que je suis pręt. Il m'envoie ŕ la Mid-South Wrestling, une féd régionale.
Je commence naturellement comme jobber, le mec qui se fait massacrer chaque semaine. Je m'appelle désormais Shawn Michaels, ça claque quand męme plus que nom de baptęme. Voici mes grands débuts, qui se terminent piteusement par une espčce de Masterlock.
De la Mid-South, je suis envoyé ŕ Kansas City. C'est lŕ-bas que je rencontre pour la premičre fois Marty Jannety. Huit mois plus tard, l'AWA, qui veut former une équipe dynamique, me contacte. Avec Jannetty, je forme les Midnight Rockers.

 

 


Et quand on a un soir de libre, on va dans des bars oů on se fait passer pour Wham!

 

 

Ensemble, on crée un nouveau style de lutte, une sacralisation des mouvements en équipe. ici, par exemple, on affronte le mythique Midnight Express. Admirez le travail. Double descente du coude, double saut chassé… Hors combat, Marty et moi utilisons des figurines pour décomposer chaque prise. Ensuite, on les exécute sur le ring.
Marty et moi sommes trčs potes. On a tout en commun, męme des filles. Notre réputation, justifiée: des solides fętards.
N'empęche, notre but est bien sűr de remporter les titres tag team de l'AWA. Les champions du moment: Buddy Rose et Doug Somer.

 

 


Deux sacrés playboys, y a pas ŕ dire.

 

 

Semaine aprčs semaine, Marty et moi insultons les champions plus souvent qu'ŕ notre tour. Durant 27 semaines consécutives, nous restons number one contenders. La feud doit s'achever. Un match est organisé afin de mettre fin ŕ tout cela. Le match est sanglant. Les Rockers triomphent. Nous devenons pour la premičre fois champions par équipe.

 

 


Déjŕ, on exsude un charisme formidable. Non?

 

 

Pat Patterson nous a vus ŕ l'śuvre. Il est tellement impressionné par ces deux jeunots qu'il parle de nous ŕ Vince McMahon afin de nous faire engager ŕ la WWF.
And go to New York pour un entretien! L'accueil est froid. On essaye de ne pas trop se faire remarquer. Ce soir-lŕ, les gars de la WWF nous invitent ŕ sortir. On le sent mal. On ne veut pas y aller. On comprend que ces mecs ne nous aiment pas. Ca pue le mauvais plan. Finalement, on accepte, histoire de se faire apprécier et intégrer. Tout se passe bien, jusqu'a ce que Jimmy Jack Funk arrive. Il nous charrie, il nous cherche, il commence ŕ manger son verre, puis un deuxičme… Il finit par attraper un autre verre pour me le fracasser en plein sur le crâne. Je ne bronche pas. Je lui ris au nez.

 

 


Faut dire qu'il était plutôt du genre perturbé, comme garçon.

 

 

Le lendemain, dčs notre arrivée, nous tombons sur J. J. Funk. Il fonce droit sur Jannetty en criant "C'est quoi ton problčme?". L'affaire avait pris des proportions trop grandes. Deux semaines plus tard, on se fait virer de la WWE. Merde. Nous avions été au sommet en équipe et on se retrouve de retour au Texas ŕ catcher devant cinquante personnes. Retour au point de départ. Je le vis trčs mal. C'est ŕ partir de ce moment que je commence ŕ me droguer. J'envisage męme d'en finir avec la vie. Pas glop.
Bon, je me remets. Marty et moi allons dans une autre Fed, ŕ la Continental puis ŕ Memphis. L'AWA pensait que ce serait bien qu'on catche dans les deux fédérations.
On fait des allers-retours de la AWA ŕ Menphis, on reprend du plaisir ŕ catcher.
Cette période dure un an. L'AWA était en chute libre, je le savais. Il n'y avait qu'un seul endroit oů je devais ętre: les Rockers devaient retenter le coup ŕ la WWF. On re-signe ŕ l'été 1988.
Ce coup-ci, ça sera payant.

 

 


On obtient męme des tshirts top moumoute.

 

 

Dčs nos débuts, on a beaucoup de succčs en équipe. Les bookers nous font męme affronter la Hart Foundation, ŕ l'époque champions par équipe. Octobre 1990: les Rockers //www.youtube.com/watch?v=OZIzY-G8PUU&feature=related >gagnent les titres mais sous prétexte que la troisičme corde avait lâché, Vince n'a jamais fait diffuser le match et on n'a jamais été champions officiellement.
Le mélange alcool, drogue, amitié ne fait pas bon ménage, surtout quand on passe plus de 300 jours par an ensemble, c'est dur ŕ supporter.
C'est une des raisons qui pousse les Rockers ŕ se séparer. L'autre, c'est que j'aspire ŕ d'autres choses en solo.

 

En janvier 1992, lors du "barber shop" de Brutis Beefcake, nous nous séparons. On se serre dans les bras, on célčbre notre passé glorieux, et d'un coup, from out of nowhere, j'exécute mon super kick en plein dans la face de mon ami, Marty Jannetty. Et je l'envoie tęte la premičre ŕ travers une vitrine.
J'apparais sous un nouveau visage, le Heartbreak Kid est né! Le mec qui se la joue ŕ fond, le SeXy BoY avec chaînes et cuirs, bien dans le style des chanteurs de hard de l'époque. Marty, tu peux pas test. Ensuite, tout s'enchaîne. Je bricole mon thčme d'entrée une nuit, avec Sensational Sherri pour les miaulements "Oh Shawn!". A vrai dire, je ne l'aime pas, elle me donne un rôle d'homme objet, je m'imagine plus cool (la chanson hein, pas Sherri).

 

 


Sherri Martel, l'ętre humain qui s'est le plus rapproché d'Elvira la sorcičre.

 

 

Le 8 novembre 1992, je remporte mon tout premier titre en solo, le titre Intercontinental dans un magnifique match contre le British Bulldog.
Je ne travaillé plus avec Sherri. Pendant une journée de repos, je regarde la WCW.
Et je vois ce gars, Vinnie Vegas. Il est drôle, et il éclate Tony Atlas au bras de fer. La semaine suivante, le transfert est fait, et Vinnie, en fait Kevin, rebaptisé Diesel, m'escorte vers le ring. Une amitié grandit devant et hors des caméras. Avec un tel garde du corps, faut pas me chercher. Et le titre IC, aprčs l'avoir perdu contre Jannetty, je le récupčre avec l'aide de mon nouveau mastard.

 

 


Ca va, me regardez pas bizarrement, c'est lui qui a insisté pour que je me fringue comme ça.

 

 

Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais un jour, je reçois un appel de Vince. Il me dit que j'ai été contrôlé positif aux stéroďdes.
Je ne me drogue plus, mais il m'arrive par ci par lŕ d'accepter des anti-douleurs…
Je suis suspendu. Du coup, je dois perdre le titre Intercontinental, j'ai dit pas question. Résultat: je suis suspendu.
Le titre vacant, un tournoi est organisé. C'est Razor Ramon qui gagne le titre Intercontinental. Quant ŕ moi, la WCW me courtise, mais je donne pas suite.
Six semaines plus tard, je suis de retour, avec le titre non officiel (comme le feront plus tard JBL et Cena).
Le timing est parfait: Wrestlemania 10 approche. Ce jour-lŕ, le 20 mars 1994, j'affronte logiquement Razor, pour déterminer qui est le vrai champion Intercontinental, dans un match de l'échelle. A l'époque, ce genre de match est novateur et trčs excitant. Ramon gagne, mais le match a volé le show. Mon premier vrai carton ŕ Mania et comme dans de nombreux autres qui suivront, je brille malgré la défaite. Au bout de quelques années de cet acabit, j'y gagnerai un surnom.

 

 


Mais non, pas Mister Ladder, essayez encore.

 

 

1995, c'est l'année oů je gagne mon premier Royal Rumble, en entrant en premičre position s'il vous plaît. C'est aussi l'année oů rčgne La Clique. Le groupe est composé d'abord de Razor et moi (on est potes depuis Kansas City), avant que s'y joignent Diesel, le 1-2-3 Kid et plus tard Hunter. Quoi qu'il se passe en kayfabe, on est potes dans la vie, on voyage et on traîne ensemble. Du coup, la clique est accusée de prendre le pouvoir backstage, et les autres lutteurs nous voient comme des ennemis. En réalité, Vince nous demande juste quelques conseils de temps ŕ autre.
Mes comparses sont tous trčs talentueux, mais niveau charisme aucun n'arrive ŕ mon niveau. Pourtant, Diesel devient de plus en plus populaire, plus que moi. Et comme en catch, tout se finit toujours par des bastons, il est normal que l'on s'affronte ŕ Wrestlemania 11, oů il me bat malgré mon nouveau garde du corps, le souriant Sid.

 

Un soir d'octobre, je me rends dans un bar ŕ Syracuse, état de New York. Evidemment, je suis le centre d'attention des femmes présentes (comme toujours, je suis le sexy boy, faut vous y faire). Les mecs présents n'aiment pas ça, étrangement. Une bagarre éclate et je me fais tabasser par plusieurs gars (j'ai rien senti, mais je suis transporté ŕ l'hôpital). Les médecins veulent me garder en observation. C'est lŕ que Kevin Nash a l'idée de l'angle de la commotion. Un peu plus tard, ŕ Raw, lors d'un match contre Owen Hart, je m'effondre. C'est la panique dans l'arčne, les gens sont en état de choc, les commentateurs ne parlent plus, je suis de nouveau transporté ŕ l'hôpital.

 

 


Qu'est-ce qu'on ferait pas pour se taper des infirmičres, hein?

 

 

1996: seconde année de suite ou je gagne le Rumble.
Pat Patterson constate ma résistance exceptionnelle, et a l'idée d'un Iron Man match. C'est aussi lui qui eu l'idée du Royal Rumble match, je me demande ce qu'il prend avant de dormir. Il nous propose l'idée, ŕ Bret Hart et moi, pour Wrestlemania. Vince pense qu'une heure, c'était trop long pour un ppv, mais Pat croit vraiment qu'on peut casser la baraque. Il a raison, of course. Je m'entraîne dur, je privilégie mon endurance en travaillant mon cardio.

 

 

 

WM XII, ma famille fait le déplacement. Je les salue avec une incroyable et spectaculaire entrée dans l'arčne. L'animosité est assez forte entre Bret et moi. Le combat est épique, je le gagne dans l'overtime, je deviens champion du monde pour la premičre fois. Ce ręve que j'avais fait maintes et maintes fois devient enfin réalité, ce ręve de petit garçon, ce ręve d'ętre champion du monde, je l'ai accompli!

 

 


Pas pour rien qu'on m'appelle le Hart Break Kid.

 

 

Le grand moment suivant, c'est l'incident du Madison Square Garden le 19 mai 1996. Tout se passe lors d'un house show. Deux match ont lieu: d'abord, Hunter le heel contre Scott Hall le face. Hall jobbe pour Hunter. Puis vient le main event, un Steel Cage match opposant Nash le heel ŕ moi le face. Comme Hall plus tôt dans la soirée, Nash jobbe pour moi. Immédiatement aprčs le combat, Hall monte sur le ring et me fait l'accolade. Jusque lŕ pas de problčme puisque nous sommes tout deux face. Mais c'est ensuite Hunter qui nous rejoint et fait l'accolade a Hall, et finalement Kevin Nash se relčve aussi pour une accolade de groupe. L'explication: Scott et Kevin étaient en partance pour la WCW, et on voulait leur dire adieu dans les formes. Qu'importe, aux yeux de Vince, c'est un scandale: le kayfabe est brisé, les heels et les faces se montrent leur amitié. La direction de la WWF est outrée, elle qui s'échinait ŕ maintenir l'illusion que les faces et les heels n'étaient pas "copains" dans la vraie vie.
La WWF devait punir un responsable. Kevin et Scott étaient sur le départ; moi, j'étais intouchable car j'étais le champion et aussi le meilleur vendeur de la fédé. C'est donc Hunter qui a subi toutes les conséquences. On peut dire que cet épisode a eu une certaine incidence majeure sur le futur de la WWF.
En effet, c'est Hunter qui devait remporter le King of the Ring cette année)-ŕ, et le vainqueur était promis ŕ un grand push jusqu'au sommet. Mais l'Incident ŕ complčtement changé les plans et c'est Austin qui a obtenu le push.
La montée en puissance d'Austin mčnera ŕ l'Attitude Era, ce qui sauvera la WWF d'une trčs mauvaise passe (j'y suis aussi pour beaucoup, je suis le showstopper quand męme!).

 

 


Merci qui?

 

 

Je remporte un nouveau titre de champion contre Sid, lors du Royal Rumble 1997, chez moi ŕ San Antonio, je suis le héros local. Le 13 février 1997, je rends mon titre de champion mondial, ma mčre me trouve changé, j'ai perdu mon sourire (bon, j'ai surtout une blessure, mais c'est hors kayfabe).
Des tonnes de rumeurs disent que c'est du bidon, que je pars pour ne pas avoir ŕ lâcher ma ceinture ŕ Bret…

 

 


Quelle idée. Bret, je l'adore.

 

 

Quoi qu'il en soit, trois mois plus tard je suis de retour, et encore une fois je crée l'innovation. Une grande structure métallique: enfermé avec un mort-vivant: le premier Hell in a Cell, contre le Taker. Voilŕ ce que ça donne. Histoire rime avec mon nom, sans vouloir me vanter.

 

 


Ici, je viens de gagner le combat, mais par respect pour l'adversaire, je reste sobre dans la victoire.

 

 

Mais j'ai encore pas mal de trucs ŕ inventer.
Dégénération! C'est le terme. La premičre partie DX de ma carričre. Beaucoup n'étaient pas fan de la DX, la trouvant trop enfantine ou męme vulgaire. Voyons… Le nom vient en fait de Bret Hart, qui nous avait traités, Hunter et moi, de dégénérés. C'est pas complčtement faux.
En tout cas, on était novateurs et dynamiques; et comme bien souvent, ça ne plait pas ŕ tout le monde.
Je me souviens d'une fois oů je suis arrivé sur le ring en boxer avec du coton dedans (=D), résultat de l'affaire des 10 000 dollars d'amende (j'étais pas trčs contraignant lorsqu'il fallait faire l'imbécile, c'était une sorte de divan de psy pour moi). Je me suis aussi curé le nez avec le drapeau canadien, j'avais l'air d'un abruti complet certes, mais c'était tellement drôle (bon pas pour le drapeau)! Sans parler de la fois oů aprčs avoir subi un Ankle Lock de Shamrock, j'en fais des tonnes dans une vignette, mimant le martyre toutefois sans lâcher la sucette que j'avais en bouche… Chaque semaine on revient avec de nouvelles âneries, et chaque semaine je me chicane avec Vince en backstage. Il me dit: "Tu ne vas pas dire/faire ça?!" et pourtant, je fais ce qui me plait et ça marche! Seulement, la chaîne menace de nous virer de l'antenne.Hunter et moi détournons alors cette censure ŕ notre avantage avec ce segment. La chaîne a adoré la dérision! Le lendemain, ils nous appellent: "Allez-y, recommencez, montrez vos fesses etc...". C'est reparti de plus belle!

 

 


Mais venez pas vous plaindre aprčs.

 

 

Mais comment parler (enfin, ici, écrire) de moi sans mentionner la plus grande arnaque du business?
Le Montreal Screwjob of course! Bret était le champion de la Fédération, et allait quitter la compagnie pour notre rival de l'époque, la WCW. Le (s)Hitman ne voulait en aucun cas perdre aux Survivor Series, ŕ Montreal, dans son pays natal; il voulait au contraire rendre le titre le lendemain ŕ Raw, lorsqu'il ne serait plus sous contrat (Bret avait une clause dans son contrat afin d'avoir un regard sur les événements). Je suis un bon soldat. Je ferais n'importe quoi au nom du catch, c'est ma passion, ma vie. Męme si parfois je m'exécute ŕ contrecśur. Vince a dit "Que Bret se fasse voir, il ne veut pas faire le job tu vas le faire ŕ sa place". Hunter et moi avons juré ŕ Vince de n'en parler ŕ personne, de dire que l'on ne savait absolument rien. Pendant le match, Bret est au sol, je pars pour le sharpshooter. A cet instant Bret devait m'attraper le pied, me faire tomber, et repartir en sharpshooter. Mais DING DONG, Vince fait sonner la cloche, mon thčme retentit dans l'arčne, je suis une nouvelle fois le champion (légčrement controversé cependant). Le mot "courage" ici me définit assez bien: j'ai su faire un choix, et pas le plus facile.

 

 


Voilŕ, aprčs 400 ans d'existence, la ville de Montréal entre enfin dans l'Histoire.

 

 

Devenu persona non grata au Canada, je poursuis ma carričre. J'ai toujours de multiples problčmes de dos. J'allais affronter mon grand ennemi du moment, Steve Austin, dans un match ŕ Wrestlemania 14, le 29 mars 1998, pour mon titre avec comme arbitre spécial, l'homme le plus méchant de la plančte. Non, pas Vince McMahon, Myke Tyson. Je crois pouvoir compter sur lui mais il se retourne contre moi. Je perds mon titre au profit de Stone Cold. Ce match marque ma retraite anticipée, précipitée par une blessure subie au Royal Rumble, au début de l'année, face ŕ l'Undertaker.
Les années suivantes, je disparais pas des écrans, je joue au Commissionner, mais je ne catche pas. J'en profite pour lancer une école de catch oů passeront des mecs comme Danielson, Kendrick, London, Lance Cade…
Mais mon dos se remet en place et la poussičre des rings me manque Je reviens. En 2002, aprčs un court séjour dans la nWo, je reforme la DX d'antan avec mon pote Hunter. Seulement, chose que je n'avais pas imaginée dans mes cauchemars les plus profonds, cet enfoiré se retourne contre moi! Il ira jusque m'attaquer sur un parking. Un street fight match est organisé pour régler le tout. Je le gagne, mais ŕ la fin du match je me fais sledgehammerer (oui c'est un verbe qui existe). Notre rivalité est bien sanglante.
Encore une fois dans un nouveau type de match barbare, le premier Elimination Chamber (sérieux la prochaine fois construisez un truc qui fait moins mal), je parviens ŕ triompher (qui en doutait) de Hunter et je gagne le titre! Votre champion préféré est de retour! Triple H me dépouillera par la suite de la ceinture dans un mémorable Three Stages of Hell match.

 

 


Mais tout ça n'empęche pas Hunter et moi de nous retrouver le weekend pour un peu de bricolage.

 

 

Chris Jericho est mon ennemi suivant sur la liste. Il est malin celui-lŕ, gagner un Over The Tope Rope pour choisir son numéro d'entré au Rumble 2003, prendre le numéro "2" pour m'affronter dés le début, c'est du grand art. Il fait équipe avec un autre canadien, Christian, pour m'éliminer! Les Canadiens me haďssent toujours, au fait. J'affronte naturellement Jericho lors de Mania 19. Apparemment j'étais son héros de jeunesse. Le match classique du maître et de l'élčve. Lawler le dit, on aurait cru que le match se déroulait entre un homme et son miroir (un magnifique compliment pour Jericho vu que je suis le meilleur)! Aucun de nous deux ne prend véritablement l'ascendant, le match est fantastique. Au final, aprčs ma nouvelle victoire je veux lui serrer la main, mais sans doute frustré il me low-blow. Tant pis, je vais passer ŕ autre chose.

 

 


Non, Chris, tu ne peux pas ętre moi. Je suis le meilleur au monde dans ce que je fais, vois-tu.

 

 

Et autre chose, c'est le Hulkster en personne! J'ai fait équipe avec lui pour un Raw, avant de me retourner contre lui et de lui faire entendre mon doux sweet chin music. Ca c'est du heel turn, baby! J'explique mon geste au Piper's Pit: je veux ętre sűr que son dernier match ait lieu contre moi. Summerslam 2005: aprčs un Atomic Leg drop je perds le combat. On finit par se serrer la main, tout est bien qui finit bien.

 

 


Je viens enfin de percuter tes couleurs! T'es fan du RC Lens en fait, c'est ça?

 

 

Nouveau Wrestlemania, nouveau match, cette fois contre Vince (qui a autant de capacité athlétique qu'une masse). Je l'écrase, notamment en lui sautant dessus du haut d'une échelle alors qu'il attendait patiemment la tęte dans une poubelle allongé sur une table. *sifflote* De tous les matchs que Vince a effectués, certain contres de grands lutteurs, celui-lŕ fut son meilleur. Voilŕ qui prouve mon talent, si besoin était.

 

 


- Shawn, si j'ai une leçon ŕ te donner, c'est que dans notre milieu, la modestie est un vilan défaut.
- Merci vieux, mais j'avais deviné.

 

 

Le temps de régler le cas Rated RKO puis celui de John Cena (auquel je permets de réaliser l'un de ses meilleurs matchs pour me battre ŕ Mania 23) et on peut revenir ŕ ma premičre idole, Ric Flair! Je l'affronte ŕ Mania 24, dans le plus grand show de l'année dans un career threatening match. J'ai été choisi par ses soins! Je ne vais pas faire dans l'émotion, il m'a demandé d'ętre a mon meilleur. Ca tombe bien, je le suis ŕ chaque instant. La fin du match approche, il me regarde, je le regarde, mon héros devant moi, je lui soufle "I love you" et je décoche mon super superkick. Je mets un terme ŕ la carričre de l'homme le plus titré, l'homme qui m'a fait aimer la lutte.
Cet acte me vaudra les foudres de Batista, qui aurait voulu que je laisse gagner Flair, son mentor (honnętement, je pense qu'il est surtout jaloux de ne pas avoir été choisi pour cet honneur).

 

 


Manque de pot, Flair ne voulait pas perdre son dernier match contre un type qui conduit des voitures de sport en marcel.

 

 

De fil en aiguille, je participe ŕ la meilleure rivalité de 2008 contre Chris Jericho (tiens donc). Nous enchaînons les matchs de ręve. Une feud pleine de tension, développée d'une façon brillante (comme moi) conclue par un super ladder match.
Il me reste encore un défi ŕ relever. L'Undertaker, un "homme" que j'avais toujours battu, et qui ne m'avait jamais rivé les épaules au sol. Je décide de m'attaquer ŕ sa streak de Wrestlemania, intouchable depuis tant d'années. Je suis la lumičre, il est la phénombre (jeu de mots! jeu de mots!), je marche vers le paradis, il se terre en enfer. Le match que tout le monde attend, le match qui a volé le show ŕ wrestlemania 25, survient. La streak est restée intacte, mais j'aurai ma revanche...

 

 


C'est juste que je trouve plus impressionnant de briser une streak de 17 victoires qu'une streak de 16 victoires. Capisci?

 

 

Je vais finir avec une fin digne des contes de fées (soit pas comme ma vie): ma réconciliation avec Bret Hart, douze ans aprčs la plus grande controverse autour d'un match. Les deux plus grandes stars du business. Je l'admets, nous sommes ŕ égalité.

 

 


Mais je mčne quand męme 1-0 aux screwjobs, héhéhé.

 

 

Conclusion objective: Shawn est un paratonnerre, tous ceux qui sont montés dans le ring avec lui en sont resortis plus performants. Il peut faire de chaque match un grand spectacle. C'est monsieur Wrestlemania, il a encore réussi son coup comme ŕ chaque fois. Il se donne ŕ 100%, il a tout compris au business. Shawn Michaels est au catch ce que Mozart est ŕ la musique et Michael Jordan au basket. C'est un génie, c'est le meilleur, c'est le showstopper, the main event, THE ICON. Si on prend tout en compte Shawn est le plus complet, charisme,qualité de combat, innovation, style en interview, prises inédites ou classique. Pour tout cela Shawn est le plus grand de tous les temps.

 

 


And if you're not down with that, I've got two words for ya: Heartbreak et Triumph.



17/06/2010
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 3 autres membres